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La Bugatti Type 59 est l’instrument du dernier combat de Bugatti contre ses adversaires de toujours, Maserati et Alfa Romeo, auxquels il faut désormais ajouter, en ce milieu des années trente, les machines allemandes. La marque a consenti un effort important pour son développement.
Conçue pour la nouvelle formule des voitures de course, qui en limite le poids à 750 kilos — la cylindrée étant libre et les machines pouvant être dotées ou non d’un compresseur —, la Type 59 est une voiture profondément renouvelée. Son châssis est plus large que celui de la 51 et il a été allégé. Si les trains roulants demeurent dans la tradition Bugatti avec un essieu antérieur tubulaire et une suspension arrière par ressorts quart-elliptiques, l’essieu avant est coupé en son milieu, les deux moitiés étant reliées par un manchon.
Abaissé pour améliorer le centre de gravité, le moteur est un huit cylindres de 2,8 litres à six paliers et lubrification par carter sec. Les deux arbres à cames en tête sont entraînés par une cascade de pignons (deux soupapes par cylindre). L’alimentation est confiée à deux carburateurs Zenith inversés et un compresseur. Mais, en raison de la garde au sol réduite de la voiture, le sens de rotation de ce dernier est inversé pour pouvoir monter les carburateurs au-dessus. La puissance développée est de 250 ch. La boîte possède quatre rapports et le pont reçoit une double démultiplication pour abaisser l’arbre de transmission. Les freins sont toujours à câbles.
À partir du Grand Prix de Monaco de 1934, la cylindrée sera portée à 3,3 litres par réalésage (3257 cm³), le huit cylindres offrant alors les mêmes cotes que celui de la 57 (72 x 100 mm) — les deux mécaniques présentent du reste de nombreuses analogies.
Si elle reprend globalement la ligne classique des monoplaces Bugatti, la Bugatti Type 59 s’en distingue notamment par son échappement latéral, sa suspension arrière et ses nouvelles roues. De magnifiques et fort coûteuses roues aux fins rayons en corde de piano, dont la jante et les tambours incorporés sont réalisés en aluminium.
Six voitures sont construites, dont quatre seront ultérieurement vendues (Bugatti a besoin d’argent) à des pilotes privés britanniques (Brian Lewis, lord Howe, Charles Martin et Lindsay Eccles), l’usine n’en conservant alors que deux.
Le modèle 1/8e représente la Bugatti Type 59 n° reconnaissable à son clin d’œil sur la pointe arrière, aux différentes étapes de son histoire. Le bleu pour la couleur usine d’origine et le vert de son passage en Grande Bretagne pour quelques saisons lors de sa vente au britannique Charles E.C. Martin.